jeudi 26 mai 2011

IL Y A SEIZE ANS, LA FIN DES NORDIQUES DE QUÉBEC...


Il y a seize ans aujourd'hui, le 25 mai 1995, Me Marcel Aubut annonçait la vente des Nordiques de Québec et leur transfert au Colorado. Un coup de masse sur la tête des partisans des Fleurs-de-lysés qui ne s'étaient jamais résolus à voir un jour leur club de hockey déménager aux États-Unis. Un choc si terrible qu'il avait même enlevé aux Québécois la force ou le désir de protester ou de manifester leur mécontentement, à l'exception d'une minuscule clique de fidèles des Bleus dont les cris se perdirent rapidement dans le vide. Un vide immense, triste, assommant. Le temps de réaliser vraiment cette perte énorme pour la vieille capitale, l'équipe, rebaptisée l'Avalanche du Colorado, gagnait la Coupe Stanley, l'année suivante. Ce qui équivalait à tourner le couteau dans la plaie. Quelques hurluberlus osèrent fêter cette Coupe sur la Grande Allée en prétendant que c'est l'équipe de Québec qui l'avait remportée. Mais tout le monde dans la ville de Champlain savait trop bien que les Nordiques n'auraient pas mis la main sur le précieux trophée sans Patrick Roy, le cadeau que Réjean Houle et le Cacanadien ont donné à l'Avalanche pour faciliter leur conquête du championnat, mais qu'il n'aurait jamais offert à l'équipe de Québec, sa grande rivale provinciale. Une rivale gênante dont la direction du CH avait tenté de bloquer l'entrée dans la Ligue Nationale en 1979.


Est-ce que le départ des Nordiques aurait pu être évité ? Peut-être, si les politiciens élus par le peuple avaient cru en l'avenir du club. Mais à l'époque, les conditions économiques étaient difficiles, le dollar canadien était faible et toutes les demandes à l'aide de Marcel Aubut, y compris l'établissement d'un plafond salarial pour les joueurs, avaient été rejetées. Pas de nouveau Colisée, pas de casino pour servir de moyen de financement, pas d'ouverture au niveau de la mairie de Québec, aucun secours du gouvernement Parizeau. Les habitants de la région de la capitale nationale feront payer cher cette rebuffade aux péquistes. Un "oui" très timide au référendum du mois d'octobre a possiblement privé les souverainistes de la victoire. Par la suite, les électeurs de Québec n'ont jamais plus fait confiance au Parti Québécois pour les représenter à l'Assemblée Nationale. Je ne prétends pas que c'est uniquement à cause du dossier du départ des Nordiques, mais cela a pu être un facteur qui a laissé un arrière-goût d'amertume dans la bouche des partisans endeuillés des Bleus fleur-de-lysés...



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