jeudi 23 juin 2016

RETOUR DES NORDIQUES : LES QUÉBÉCOIS DOIVENT ENCORE PATIENTER...


Brian Mulroney avait déjà averti les gens de Québec il y a une couple de semaines : la Ligue Nationale de Hockey n'accorderait pas une nouvelle franchise à la vieille capitale dans le cadre de son expansion de 2016.  L'ex-premier ministre canadien, qui a été au coeur des négociations pour le compte de Québecor afin de ramener les Nordiques dans la NHL, avait invité les amateurs de hockey de Québec à faire preuve de patience et à ne pas perdre espoir de revoir évoluer un club professionnel dans leur ville.  Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, a confirmé hier ce que nous savions déjà.  Tout en ne mettant pas en doute les qualités de la candidature de Québec, le comité exécutif de la Ligue Nationale a donné trois raisons principales pour fermer la porte au groupe Québecor dans sa tentative de faire l'acquisition d'une franchise d'expansion.

Comme je l'avais écrit dans mon billet précédent, la faiblesse du dollar canadien rendait prohibitif le prix de 500 millions de dollars américains exigé pour défrayer le coût d'achat et de roulement de l'équipe.  Le déséquilibre entre le nombre de clubs dans l'Est (16) par rapport au nombre d'équipes dans l'Ouest (14) a aussi été mentionné.  Les gouverneurs des formations, actuellement dans la Ligue, ne voulaient pas non plus que leur club perde plus qu'un joueur de bonne valeur dans le prochain repêchage d'expansion.


Ce sont des raisons valables.  Beaucoup de propriétaires d'équipes, surtout au sud de la frontière canadienne, ne sont pas convaincus au sujet du marché de hockey de Québec, jugé trop petit pour bien faire vivre une concession de hockey professionnelle.  Ils préfèrent les verts pâturages américains de l'Ouest.  C'est peut-être même déjà décidé, qu'après Las Vegas, admis hier, la Conférence de l'Ouest accueillera à moyen terme une 16e concession à Seattle ou Houston.

Hier, histoire de se réserver une porte de sortie, ou une "roue de secours" en cas d'urgence, Bettman a parlé d'un "report" de l'entrée de Québec dans la Ligue qu'il dirige.  La ville du maire Régis Labeaume pourrait servir de refuge en cas de relocalisation subite d'un club en perdition comme les Hurricanes de la Caroline.  À cause du lucratif contrat de télévision consenti à la Ligue par TVA, qui fait partie de Québecor, ce partenaire demeure bien vu et bien considéré par les autorités du circuit Bettman dans l'éventualité du retour de la LNH à Québec.  Bien que le propriétaire majoritaire de Québecor, Pierre Karl Péladeau est très loin d'être dans la même ligue (c'est le cas de le dire) que Bill Foley (à gauche sur photo ci-dessus), le très très très riche nouveau propriétaire du futur club de Las Vegas.


Pour Pierre Dion (photo ci-dessus), président de Québecor, le prix d'achat d'une équipe en difficulté serait sans doute moins onéreux et plus abordable que le prix exigé pour un club d'expansion.  Bien qu'il faudrait allonger probablement beaucoup plus que les 170 millions de $ que la richissime famille Thomson a payé pour transférer les Thrashers d'Atlanta à Winnipeg.

Certes, hier, à Québec, il fallait s'attendre à la mauvaise nouvelle livrée par le commissaire Bettman.  Les plus optimistes amateurs de hockey de la cité de Champlain espéraient quand même encore une décision positive de la part des bonzes de la NHL.  Je n'étais pas de ces porteurs d'espoir, mais j'ai eu néanmoins un petit pincement au coeur quand Bettman a sonné le glas du retour des Nordiques.  Ce qui me fait le plus mal c'est de voir que Vegas, qui est loin d'être une ville de hockey avec ses palmiers et son désert, obtient une franchise.  Et pas nous, qui vivons dans une contrée aux hivers froids et neigeux, où notre sport national est roi.

Il ne faut pas désespérer de revoir les "bleus" patiner au Centre Videotron.  Comme a dit un jour René Lévesque : «si je vous ai bien compris, ce sera pour une prochaine fois».

dimanche 16 août 2015

LIGUE NATIONALE DE HOCKEY : UN CLUB D'EXPANSION POUR QUÉBEC, MAIS À UN PRIX PROHIBITIF...


Selon toutes vraisemblances, le rêve des partisans de hockey de Québec sera réalisé sous peu.  Ils retrouveront leurs Nordiques adorés !  Après un long chemin semé d'embûches de toutes sortes.  Après des péripéties qui les auront fait passer par toute la gamme des émotions.  Après la "marche bleue" qui a rassemblé entre 50 000 et 60 000 personnes sur les plaines d'Abraham, il y a cinq ans.  Après l'engagement de milliers de partisans qui ont payé pour réserver leurs sièges dans le nouvel amphithéâtre de Québec par l'intermédiaire de "J'ai Ma Place".  Après l'avènement du groupe de pression populaire de la Nordiques Nation (photo ci-dessus) qui s'est fait voir et entendre aux quatre coins de l'Amérique.  Après la saga de la loi 204 qui sauvait le projet de construction du nouvel amphithéâtre d'une contestation en cour de justice.

Lorsqu'on annoncera l'heureux dénouement, il n'y a pas de doute que toute la ville et pratiquement tout l'Est du Québec seront en liesse !  Comme à Winnipeg, il y a quatre ans, quand les gens du Manitoba ont retrouvé leurs Jets.  Mais contrairement à la richissime famille Thomson qui a ramené le hockey de la LNH à Winnipeg en rachetant la franchise des Thrashers d'Atlanta pour 170 millions de dollars, les nouveaux propriétaires des Nordiques (Québecor) devront payer le gros prix pour un club d'expansion de la LNH.  Ce qui est très décevant et injuste.  Surtout après que des Canadiens aient racheté de la LNH, il n'y a pas très longtemps et pour 170 millions de dollars également, les Coyotes de Phoenix pour les garder en Arizona au lieu de les transférer à Québec, où ils auraient été accueillis à bras ouverts. 

Pour le nouveau club de Québec, on parle en effet d'une somme colossale avoisinant les 700 millions de dollars canadiens, si le huard continue de s'effondrer comme il le fait depuis un an ou deux.  La chute de notre petro-dollar se poursuit au même rythme que le prix du baril de pétrole, dont les réserves n'ont jamais aussi été élevées depuis près de 80 ans !  Notre pauvre monnaie se dirige dangereusement vers les 70 cents U.S..  Le ralentissement économique mondial, surtout en Chine, rend nos ressources naturelles encore moins attrayantes sur les marchés.  De plus, la Banque Fédérale Américaine (FED) envisage de hausser son taux d'intérêt de base dans les prochaines semaines.  Contrairement à la situation économique fragile des autres pays du globe, ça va plutôt bien chez l'Oncle Sam.  La hausse des taux d'intérêt va renforcer encore plus la devise américaine par apport à celles des autres pays, dont le Canada.


Dans ce contexte, Québec a-t-elle les moyens de se payer et de supporter un club de milliardaire ?  Il faut dire que l'économie de la région de Québec se porte quand même très bien avec un taux de chômage qui est le 2e plus bas au Canada.  Elle est une des rares régions qui a pu traverser de façon presque indemne la grande récession de 2008-2009.  Son économie, bien plus diversifiée qu'autrefois, a le vent dans les voiles.  Et la construction du nouvel amphithéâtre a donné confiance aux amateurs de hockey de Québec qu'ils retrouveraient bientôt leur club préféré.  Le nouveau bâtiment, imposant et multifonctionnel, crée également une autre opportunité pour un développement urbain qui sera le bienvenu, surtout quand on regarde les environs (photo ci-dessus) pas très "chics" de cet édifice baptisé "Centre Vidéotron".  Ce coin-là a un grand besoin de revitalisation...

Vu le montant astronomique que vont coûter les nouveaux Nordiques, il est peu surprenant que Québecor ait demandé l'aide d'autres investisseurs pour acquérir la franchise.  Étant donné le prix exorbitant et les risques qu'un petit marché comme Québec peuvent entraîner, les seuls qui voudront se lancer dans l'aventure seront probablement des acteurs institutionnels du secteur public.  On pense à la Caisse de Dépôt du Québec, à Investissement Québec, ou aux fonds de travailleurs comme la CSN et la FTQ.  À Québec, les compagnies d'assurance sont en force.  Ce serait bien qu'au moins une de celles-ci -ou un consortiun- contribue à l'achat du club des nouveaux Nordiques.  On ne sait jamais, mais c'est improbable...  


Il n'en reste pas moins que Québec aura quand même son équipe de la LNH puisque tout a été fait pour qu'il en soit ainsi.  On la voulait à tout prix...et c'est ce qui arrivera.  La pression est trop forte sur les autorités de la Ligue, car toutes ses exigences ont été satisfaites : un nouvel amphithéâtre répondant à ses normes, des propriétaires aux poches profondes, et des clients-partisans prêts à payer des billets à fort prix.  Avec cette manne qui tombera dans les coffres de la LNH, le commissaire Gary Bettman (photo ci-dessus) sera content de faire de généreux chèques, d'environ 35 millions de dollars à chacune des autres franchises de son circuit.

Plusieurs concessions, moins bien nanties, accueilleront ces millions avec joie et soulagement.  Même l'analyste anti-Québécois Don Cherry est en faveur du retour des Nordiques !  Et les propriétaires du Canadien de Montréal aussi...quoique j'ai hâte de voir s'ils ne voteront pas contre Québec, comme ils l'ont fait la première fois, en 1979, quand les Nordiques sont passés de l'AMH à la LNH.  On s'en souvient trop bien, dans la cité de Champlain.  Ce qui a sans doute contribué à attiser la haine du Canadien que l'on a toujours nourrie chez les fans des Nordiques.  Du moins chez les vrais fidèles du Fleur de Lysé, qui ont refusé de virer leur capot de bord, et d'appuyer les Cannes à CHiens, quand le gros profiteur à Marcel Aubut a vendu les "Nords" en 1995.

Même si à l'époque de la Marche Bleue, Gary Bettman avait dit que les déménagements des Jets, en 1996; et des Nordiques, en 1995; avaient été des erreurs et des injustices; qu'il fallait corriger; j'ai eu longtemps des doutes au sujet du retour d'une franchise de la LNH à Québec.  C'est que monsieur le commissaire affichait nettement ses préférences envers des marchés bien plus "appétissants".  Entre autres, celui de la clinquante Las Vegas, et celui -inoccupé- de Seattle, dans le nord-ouest des USA.

Vegas n'avait besoin que d'un aréna neuf et d'une démonstration d'intérêt de la part d'éventuels acheteurs de billets de saison.  On avait déjà un propriétaire riche à craquer en la personne du multimilliardaire Bill Foley.

Bettman a rencontré le maire de Seattle pour qu'il mette de l'avant un projet de construction d'aréna.  Et il a cherché à susciter une surenchère pour un club dans la ville des émeraudes.  Mais ça n'a pas fonctionné.  Sans doute à sa grande déception.  Deux nouvelles équipes dans l'Ouest auraient automatiquement rééquilibré le nombre de clubs par rapport à la Conférence de l'Est (16 équipes dans l'Est et autant dans l'Ouest).  Alors, malgré son excellente candidature, Québec aurait très bien pu rester dehors, à la porte...  J'ai du mal à croire que la LNH puisse dépasser le nombre de 32 clubs.  Même la toute puissante NFL n'en a pas plus.  Québec aurait probablement dû attendre un transfert d'une franchise désaffectée ou en difficulté de la Conférence de l'Est.  Comme les Panthers de la Floride ou les Hurricanes de la Caroline.

En enclenchant le présent processus d'expansion (pas encore sûr à 100% qu'il y en aura une, selon les autorités de la LNH) Bettman et ses acolytes avaient lancé des invitations à pas moins de seize groupes susceptibles d'être intéressés à entrer dans la grande Ligue.  Seulement deux ont répondu à leur appel.  Ce qui a manifestement choqué le commissaire et...ouvert la voie à Québecor et à la ville de Québec.  Il faut dire que chaque invitation comportait le dépôt d'une somme de dix millions de dollars dont deux millions non remboursables.  Mieux valait être certains de son affaire avant de répondre positivement à l'appel d'offres des gens de la LNH.  La réponse des représentants de la Ligue a été assez sèche.  Selon eux, ils ne suffit pas d'espérer ou de vouloir aspirer à l'obtention d'une franchise de la LNH pour effectivement convaincre les autorités de la Ligue de leur en accorder une.  Il faut être plus sérieux que ça.  "Show us the money" aurait pu résumer les bonzes du circuit Bettman...

La démarche d'expansion de la LNH est maintenant rendue à l'étape de la démonstration de la capacité des villes de Las Vegas et de Québec de soutenir et de faire vivre un club de hockey professionnel.  Pour Bill Foley, ce n'est qu'une formalité, mais pour Québecor les calculs sont plus compliqués.  La dévaluation du dollar canadien menace à court et à moyen terme la rentabilité d'un club à Québec.  Avant même que le huard perde des plumes, le Conference Board du Canada avait estimé que le marché de la région de Québec était tout juste assez fort pour supporter d'éventuels nouveaux Nordiques.  Il est vrai que le marché des devises monétaires fluctue et que la valeur du dollar canadien peut très bien remonter.  De plus, la Ligue Nationale a maintenant un système de péréquation pour aider les équipes moins favorisées.  Elle peut aussi ajuster le plafond -et le plancher- salarial.  Mais disons qu'il aurait été préférable qu'elle soit moins gourmande en fixant le prix de ses nouvelles franchises.  D'après la revue d'économie FORBES, la valeur moyenne d'un club de la NHL se situe présentement aux environs de 350 millions de dollars.  Vingt des trente équipes actuelles valent moins que les 500 millions demandés à Vegas et à Québec.

Est-ce que Gary Bettman a voulu profiter de la passion exceptionnelle des amateurs de hockey de Québec pour leur demander la lune en échange d'un club d'expansion ?  Possible...  Aussi, quand il se présentera dans la ville du maire Régis Labeaume pour le premier match des nouveaux Nordiques, Bettman va être accueilli comme partout ailleurs dans les autres villes de son circuit.  C'est-à-dire, qu'il aura droit à des huées bien senties...    

mardi 24 juin 2014

CE QUI MET LE FEU AU DERRIÈRE DES FEFANS DU CANADIEN DE MONTRÉAL...


C'est quand même drôle lorsqu'on s'arrête à y penser.... Au moment où, à Québec, on s'est remis à rêver à la renaissance de la rivalité CanaCHiens/Nordiques, il y a pas mal de fefans qui, paradoxalement, font le même rêve. Oui, ils souhaitent le retour de la GUERRE bleus contre rouges. Parce que la guerre ouverte, c'est mieux que la guérilla fatiguante et énervante que leur mènent encore, quinze ans après le départ de la franchise de Québec pour le Colorado, d'irréductibles partisans des fleurdelisés.

L'autre jour, sur le blogue de la "Nordiques Nation" je lisais le témoignage de deux partisans écoeurés de la Sainte Guenille. Écoeurés au sujet de ces "maudits" combattants d'arrière-garde des défunts Nordiques. Visiblement exaspéré et au bord de la crise bipolaire, l'un d'eux se plaignait amèrement que, presque partout où il allait regarder les matchs du torCHon sur écrans géants, il y avait souvent, dans le restaurant ou le bar sportif qu'il fréquentait, au moins un fatigant vêtu du chandail des Nordiques qui faisait monter dangereusement sa température et celle de ses acolytes. Ces casseux de party, ces "achalants" avaient le don de leur mettre le feu au cul ! C'était à rendre fou... À chaque bévue des CHaudrons, à chaque but des adversaires, à chaque commentaire niaiseux des descripteurs vendus aux CHieux, le ou les fans des Nordiques criaient, riaient des fefans et se levaient en se mettant les bras en l'air pour célébrer les déboires du CH. Et Dieu sait comment les Caca ont été plongés jusqu'au cou dans des revers de fortune humiliants, des défaites à répétitions et des scandales honteux depuis vingt ans !


Le plus enrageant, le plus câlissant, le plus chiant, c'est que ces Anti-Habs n'ont aucun club préféré, en particulier. Ils prennent pour les 29 autres équipes de la NHL. Comme des maquisards, des partisans de la résistance, des guérilleros, ces damnés fantômes des Nordiques pourtant morts et disparus, viennent et reviennent sans cesse les hanter. Au moins, quand les Nordiques étaient à Québec, les fefans pouvaient se moquer d'eux. Ils pouvaient attaquer leurs partisans ou leur donner la réplique. Des bras d'honneur, on pouvait en faire à qui mieux mieux, à tour de bras, de part et d'autre... Mais là, face à des fidèles fans d'un club qui n'existe plus, comment se défendre de leurs sarcasmes de leur harcèlement insupportable ? Comment s'en prendre à un "ennemi" insaisissable, à la fois visible et invisible mais toujours omniprésent ? Comme des moustiques voraces dans un camp de nudistes, les porte-couleurs des Nordiques se payent la traite aux dépens des pauvres fefans sans défense... Des plans pour que les moronréalaids deviennent dingues s'ils ne l'étaient pas déjà...


Ces ex-présents-futurs-fans-des-Nordiques, ces Anti-Habs plaies d'Égypte, ces empoisonneurs d'existence qui rendent l'atmosphère irrespirable pour les fefans, ont l'heur de déplaire souverainement à un autre gars qui a aussi laissé son commentaire sur le blogue de la Nation Nordiques. Lui c'est surtout dans les réunions de famille qu'il en arraCHe. Des beaux-frères "bleus" qui lui tirent la pipe depuis près de deux décennies au sujet de ses Cannes à CHiens poCHes, sans qu'il puisse leur rendre la pareille... "Vivement le retour des Nordiques", se lamente-t-il, pour qu'il puisse enfin répondre aux railleries et aux farces plates de sa parenté québécoise...

lundi 18 juin 2012

LES CANADINDES DE MONTRÉAL ONT REMPLACÉ LES NORDINDES DE QUÉBEC...


Dans les combats "verbaux" qui m'opposent souvent aux fefans ou aux jusqu'auboutistes du TorCHon, ces derniers croient toujours me porter un coup fatal en ressortant les vieilles jokes qui ont tant ridiculisé les Nordiques de Québec. Car, dans leur esprit simpliste, puisque je suis un anti-habs, c'est automatique, je dois être un ancien partisan des Nordindes. Et on me répète combien ce club était pourri et en-dessous de la médiocrité.


Lorsque je leur réponds que la franchise de Québec a connu énormément de succès au Colorado (coupes Stanley, nombre record de championnats de division) et que, par conséquent, l'héritage des Nordiques prouve que ce club avait des bases solides et des dirigeants compétents (presque tous des Québécois, soit dit en passant), les fanatiques du Montreal American team des Molson sont quelque peu décontenancés. Depuis que le Cacanadien a délaissé les joueurs québécois (peu après leur dernière conquête de la Coupe Stanley en 1993) les résultats ont été plus souvent désastreux qu'autrement. Les fefans du CH se permettent même de huer les Québécois (Daniel Brière, entre autres) qui s'alignent avec d'autres clubs.


Lorsque j'ajoute qu'en comparant les quinze dernières années des Nordiques à Québec (club d'expansion) aux quinze dernières saisons du CH (club centenaire) on se rend compte que les Fleurdelysés ont été moins minables que leur fameuse "dynastie", les pro-habs prétendent que c'est impossible.


C'est pourtant vrai. Si l'on juge des succès d'une équipe par le nombre de fois qu'elle a participé aux séries éliminatoires et par le nombre de séries gagnées, oui, les "Nords" ont été supérieurs aux CHieux. Neuf participations aux séries contre huit. Deux fois l'équipe québécoise a franchi la 2e ronde des séries. Le Canadien ? Un gros zéro...(les années de référence que j'ai analysées s'arrêtent avant l'année miracle de Jaroslav Halak) La fiche des deux anciens rivaux en deuxième ronde, Nordiques : 13 victoires et 14 revers (moyenne de .482); Canadien : trois petites victoires et seize défaites (moyenne de .158).


Alors quand les bipolaires du CanaCHien tentent de me rabattre les oreilles en rescussitant sans cesse les fantômes des Nordiques, je me dis que c'est sans doute pour créer de la diversion et faire oublier les déboires de leur organisation de broche à foin. Faire oublier, entre autres tristes "faits d'armes", les années d'incompétence crasse de Peanut Houle et de Mario Temblay. Un comble de la nullité jamais égalé.


Les fefans doivent se rendre à l'évidence, les Nordindes d'hier ont été remplacés par les Canadindes d'aujourd'hui... La preuve : on recycle maintenant les anciennes jokes des Nordiques pour les appliquer aux CHieux. Chacun son tour de rire... Et rira bien qui rira le dernier... Difficile pour le torCHon de descendre plus bas que la cave du classement dans la Conférence de l'Est. Reste seulement la cave de la Ligue. Ne sous-estimons pas les capacités de la nouvelle équipe de direction menée par Symphorien Bergevin. Qui sait, peut-être rééditera-t-il les exploits de Réjean Houle...

mercredi 2 mai 2012

CONTESTATION JUDICIAIRE DE L'ENTENTE ENTRE QUÉBEC ET QUEBECOR : DE BELLEVAL N'A PAS DE LEÇONS DE DÉMOCRATIE À DONNER AU MAIRE LABEAUME.


À Québec, une bonne majorité de la population appuie, presque sans réserve, le maire Régis Labeaume dans sa conduite des affaires de la ville.  C'est notamment le cas en ce qui concerne le dossier de la gestion du futur amphithéâtre de 400 millions de dollars, dont la construction doit démarrer en septembre prochain.  Cependant messieurs Denis de Belleval et Alain Miville de Chêne contestent devant les tribunaux la légalité des décisions prises par le maire Labeaume lorsqu'il a signé une entente avec P.K. Péladeau, du groupe Quebecor, pour la gestion du nouveau Colisée.  C'est leur droit et la Justice décidera s'ils ont raison ou pas.  Cependant, les gens de Québec voudraient bien savoir pour quels motifs De Belleval et son comparse dépensent autant d'argent pour prouver leur point.  Certains disent qu'ils sont à la solde de la compagnie Bell qui était semble-t-il un rival de Quebecor pour l'obtention du contrat de gestion du nouveau centre multi-fonctionnel de la capitale nationale.  D'autres soupçonnent un règlement de compte ou un conflit de personnalité entre le maire et De Belleval, qui a été directeur générale de la municipalité pendant dix ans (1990-95 et une seconde fois de 2001 à 2006 même s'il avait eu une grosse prime de départ après son premier mandat).  Le principal intéressé affirme simplement qu'il agit pour défendre la démocratie, qui selon lui, a été bafoué dans cette affaire, parce qu'il n'y a pas eu d'appel d'offres pour choisir le gestionnaire de l'amphithéâtre à bâtir.


Les scrupules démocratiques de monsieur de Belleval en font rire plusieurs.  Quand on connaît un peu le bonhomme qui aura bientôt 73 ans, on sait qu'il ne s'est jamais trop entiché des grands principes démocratiques comme il le fait pourtant maintenant.  Par exemple, dans la seconde moitié des années 1980, lorsqu'il a probablement profité du bon patronage de son ami, l'ex-Premier Ministre Brian Mulroney, pour décrocher des postes de directeur-général de la Société des Ports, puis, de Via Rail, on ne sait pas si M. De Belleval a passé à travers un processus d'appel d'offres ou si ce dernier processus a été biaisé en sa faveur.  On a cru à l'époque qu'il a dû être favorisé.  On le croit encore aujourd'hui...




Un membre de ma famille, qui, au début des années 1980, travaillait à l'Assemblée Nationale du Québec, a connu De Belleval qui venait alors de perdre son porte-feuille de ministre parce qu'il n'était plus solidaire des décisions du gouvernement de René Lévesque.  Frustré et désenchanté après son expulsion du conseil des ministres, l'ex-ministre des Transports (1979-81) et de la Fonction Publique (1976-79) adopta alors, jusqu'à sa démission comme député en décembre 1982, un comportement qui était loin d'être celui d'un parfait démocrate.  En effet, durant les sessions de travail, il faisait le fanfaron et se comportait en étudiant cabotin autant au salon bleu que dans les différentes commissions auxquelles il "participait".  Dérangeant souvent ses collègues par son attitude déplorable en contant des farces plates ou des plaisanteries de mauvais goût, les gens, que ce soit le personnel de soutien du parlement ou les parlementaires eux-mêmes, ne savaient pas trop comment réagir en le regardant niaiser et se moquer de l'institution qu'est l'Assemblée Nationale.  Certains collègues, que l'on peut classer dans ses amis, riaient "jaune", d'autres députés ou employés étaient déçus ou gênés, d'autres enfin, comme Claude Ryan, étaient littéralement en colère et offusqué des écarts de conduite de De Belleval.  Ryan avait même demandé instamment son expulsion du salon bleu au président de l'Assemblée Nationale.


Pour continuer dans la même veine, un jour d'automne, en 1982, une alerte d'incendie résonna soudain dans le Parlement.  Tout le monde dut sortir de l'édifice même si la majorité des gens croyaient à une fausse alerte.  La personne de ma famille, qui travaillait là, se retrouva sur la pelouse près de l'édifice du Parlement.  Effectivement, de la fumée s'échappait d'une partie de ce joyau du patrimoine québécois.  Les témoins de la scène craignaient que l'incendie s'étende et consume le bâtiment tout entier.  Quelle ne fut pas la surprise de la personne de ma famille quand elle entendit l'homme à ses côtés s'écrier en riant : «Si ça peut donc tout brûler !».  Cet homme, vous l'aurez deviné, était Denis De Belleval.  Un grand démocrate et un grand Québécois !!!  Celui qui est parent avec moi lui demanda comment il pouvait souhaiter une telle horreur.  De Belleval lui répondit que le Parlement était désuet et non fonctionnel et que ça prenait un édifice moderne à sa place...


On peut donc se gargariser (comme l'a fait De Belleval devant le tribunal hier) de citations des plus grands fervents défenseurs de la démocratie (Rousseau, Voltaire, Tocqueville, Twain et Orwell) durant un jugement portant sur de prétendues irrégularités contractuelles et souhaiter, d'un autre côté, que notre plus grande institution démocratique parte en fumée.  Assez spécial et peu orthdoxe, vous serez d'accord avec moi...  Pardonnez-moi de ne pas prendre au sérieux ce genre d'homme qui déchire sa chemise pour des principes qu'il a déjà bafoués...  Il faut croire qu'il aime encore se donner de l'importance.  Une importance qu'il n'a plus.  Si la Justice penche en sa faveur, non seulement l'entente entre la Ville de Québec et Quebecor serait remise en question ou annulée, mais le maire Labeaume pourrait être destitué de son poste.  Juste à penser à ce scénario, même s'il est hautement improbable, ça doit faire jouir monsieur De Belleval...  Bien plus, en réalité, que son soi-disant désir de sauver la démocratie et de servir ses concitoyens en jouant à la vierge offensée.